Villard-St-Georges le jeudi 14/01/26.
Nous étions 33 au départ devant l’église de Villard, Les 16 km parcourus comptaient 300m de dénivelé. Joël, Thierry et moi sommes allés déposer deux voiture à Arc-Et-Senans.
La randonnée étant conçue en aller simple. Le GR59 balise le parcours, nous ne lui ferons que trois entorses, mais il était possible de le suivre pour l’intégralité du parcours. Le temps est symptomatique du réchauffement climatique ! Il fait très doux et très beau, faut-il s’en réjouir ? Je reconnais néanmoins que vu le choix du parcours en aller simple avec un peu d’attente pour la manœuvre des véhicules il valait mieux qu’il en soit ainsi.
Ça avance bien, la galette de la veille (et son crémant) n’a pas laissé trop de trace dans les jambes, le premier raidillon en sortant de la « levée de Jules César » est franchi vaillamment. Le sentier est humide sans être trop gorgé d’eau, tout va bien le soleil pointe au sud-est il est temps d’enlever une couche. Le sentier est agréable, il redescend vers le village de Fourg que nous effleurons par son flanc sud pour rejoindre la D 441 qui va vers Liesle. Nous entrons dans la forêt et grimpons Le bois de la côte d’or. Le GR est dévié, on fait à contre cœur un peu de bitume ! Un fois la déviation terminée, nous regagnons la crête pour rejoindre le signal sommital 467 m. J’annonce : « on descend, on patauge, on remonte » Un bon coup de cul cependant doit être franchi pour terminer la montée. Quelques encablures après le signal sur le joli sentier en plateau nous nous posons au soleil pour prendre le repas. Les traditionnels partages rendent ces moments toujours très agréables. Nous sommes environ à mi-parcours.
Le moment est venu de repartir, dans le sens de la descente vers Arc-et-senans. Patrick a perdu deux randonneurs, ce sont les farceurs Jojo et Joël qui par magie se sont retrouvés devant alors qu’ils devaient être derrière. L’énigme n’a toujours pas été levée. Nous avons donc le droit de poursuivre, au niveau de la grange Jouffroy. À ce niveau le GR a été dévié ! (par qui ?) Je décide de conserver l’itinéraire de la carte, grand bien nous a pris, en effet la tranchée rectiligne qui traverse le bois patrimonial privé de la Pérouse est magnifique. Planté de châtaigniers, original pour nos contrées. Une fois franchi la D17 (route du Val d’Amour) nous admirons le château de Roche-sur-Loue (voir ci-dessous). Nous contournons la grande scierie de Roche au bord de la Loue pour rejoindre le sentier des Gabelous et le site du bâtiment de graduation (ci-dessous) et enfin les salines royales. Les uns s’engouUrent dans le bar des Salines, les sept autres (chauffeurs) filent chercher les voitures. Tout le monde aura droit à boire un pot avant de se quitter.
Une belle et clémente journée d’hiver, un groupe sympathique et joyeux, un animateur heureux d’être avec vous, merci Patrick et Alain pour la prise en charge du groupe à Mallarmé et la charge de serre-file.
Dominique
Le château de Roche-sur-Loue est un château fort du XIe siècle entièrement reconstruit au XVIIIème en château de style classique à Roche-sur- Loue (hameau dépendant de la commune d'Arc-et-Senans) en Bourgogne-Franche-Comté à 30 km sud-ouest de Besançon. Ce château privé est en parfait état de conservation, inscrit monument historique[2] depuis 1974, et non ouvert au tourisme.
Au Moyen Âge, les cités d'« Arc-en-Valloye » (Arc en Val de Loue, en Vallouais ; le Val de Loue est aussi nommé Val d'Amour) et Sonans (aujourd'hui Arc-et-Senans) appartiennent aux seigneurs de Salins, vassaux du comté de Bourgogne et protégées par deux maisons-fortes : Roche-sur-Loue à l'est, et Château-Rouillaud, incendié en 1638, à l'ouest. En 1080, la seigneurie et la forteresse d'origine de Roche-sur-Loue appartiennent à la comtesse Étiennette de Bourgogne (épouse du comte Guillaume Ier de Bourgogne et mère du pape Calixte II).
En 1756, le marquis de Grammont (héritier des précédents) fait entièrement reconstruire l'élégant château entre deux tours carrées, avec toit à l’impériale sur la forteresse d'origine.
En 1864, Amédée Caron transforme une nouvelle fois le château et implante une activité industrielle dans le domaine.
La saline royale d'Arc-et-Senans est une ancienne saline (production industrielle de sel, « or blanc » ou sel gemme / halite) du XVIIIe siècle en activité jusqu'en 1895, construite à Arc-et-Senans dans le Doubs en Franche-Comté. Implantée près de la forêt de Chaux, elle porte aussi le nom de saline royale de Chaux. Elle compte parmi les plus importantes salines d'Europe de son époque, et est construite par l'architecte Claude-Nicolas Ledoux sous le règne du roi Louis XV pour transformer la saumure, extraite aux salines de Salins-les-Bains (voir histoire du sel du Jura), transférée jusqu'à Arc-et-Senans par un saumoduc de 21 km.
Le bâtiment de graduation a été détruit en 1920. Il avait pour objectif à l'époque d'augmenter la concentration en sel de la saumure par évaporation. Il était à l'époque formé d'une immense ossature ouverte en bois, longue de 496 mètres, haute de 7 mètres, ce qui permettait le passage du vent. On trouvait à 5 mètres de hauteur un tuyau percé de trous qui laissait s'échapper l'eau salée qui pouvait alors se répandre
sur de très nombreux fagots d'épines. Une évaporation avait alors lieu et était facilitée par le passage du vent. Chaque goutte de saumure était alors collectée par un madrier de sapin rainuré légèrement penché. Ce procédé était répété plusieurs fois afin d'augmenter la salinité de la saumure jusqu'à obtenir une salinité d'environ 24 degrés. La saumure était alors dirigée dans un immense bassin de 5 mètres de
profondeur et d'une capacité de 200 000 litres (soit 200 m3). Ce bassin était recouvert d'une couverte de 2 000 m3, et était accompagné d'un poste de garde.